Étiquette de traçabilité alimentaire

L'étiquette est le point d'entrée de toute traçabilité : elle détermine la précision d'un retrait et donc son coût. Voici les mentions à porter, les formats de lot recommandés et les erreurs qui élargissent inutilement un rappel.

Mis à jour le 31 juillet 2026

À quoi sert l'étiquette de traçabilité

Elle permet de relier une unité physique à son historique de production et à ses destinataires. Le règlement (CE) n°178/2002 impose de pouvoir identifier, pour toute denrée, le fournisseur amont et le client aval — le fameux principe « one step back, one step forward ».

Conséquence directe : la granularité de l'étiquette détermine la granularité du retrait. Un lot journalier fait retirer une journée de production ; un lot mensuel fait retirer un mois.

Mentions à porter sur l'étiquette

MentionStatutRemarque
Dénomination du produitObligatoireDénomination légale, pas seulement commerciale
Numéro de lotObligatoirePrécédé de la lettre « L » si non évident
DLC ou DDMObligatoireAvec température de conservation pour la DLC
Identification du fabricantObligatoireRaison sociale, adresse, agrément sanitaire si requis
GTIN / EANRecommandéIndispensable pour la diffusion aux distributeurs
Quantité netteObligatoire (préemballé)Unité de mesure légale
OrigineSelon filièreViandes, lait, miel, fruits et légumes notamment

Construire un numéro de lot exploitable

Un bon numéro de lot est court, lisible et déchiffrable sans documentation interne. Exemple :

L26213-A2-03
 |  |    |   |
 |  |    |   +-- rang de palette ou d'équipe
 |  |    +------ ligne de production A, poste 2
 |  +----------- jour julien 213 de l'année 2026
 +-------------- préfixe de lot
  • Un lot par jour et par ligne au minimum : le mois de production est trop grossier.
  • Éviter les caractères ambigus (O/0, I/1) sur les impressions jet d'encre.
  • Vérifier la lisibilité après passage en froid négatif ou en zone humide.
  • Conserver la table de correspondance lot → matières premières → clients livrés.

Codes-barres : GS1-128 et DataMatrix

Les identifiants de données GS1 permettent d'encoder plusieurs informations dans un seul symbole, lisible en réception et en réserve :

  • (01) GTIN de l'unité
  • (10) numéro de lot
  • (17) date limite (AAMMJJ)
  • (37) nombre d'unités contenues

Un scan unique suffit alors à confirmer si une unité entre dans le périmètre d'un retrait — au lieu d'une lecture visuelle sujette à erreur sur des centaines de références.

Cinq erreurs qui élargissent un rappel

  1. Lot trop large — un lot mensuel transforme un incident d'une heure en rappel de plusieurs semaines de production.
  2. Lot absent sur le suremballage — impossible d'identifier une palette sans ouvrir les colis.
  3. Rupture entre lot fournisseur et lot interne — la traçabilité amont est perdue au reconditionnement.
  4. GTIN non renseigné — les distributeurs ne peuvent pas rapprocher automatiquement l'alerte de leurs stocks.
  5. Impression illisible — date effacée ou décalée hors zone de lecture.

Vérifications avant mise en production

  • Contrôle de lisibilité et de contraste du lot et de la date sur chaque format.
  • Test de lecture des codes GS1 en réception simulée.
  • Vérification annuelle par un exercice de traçabilité ascendante et descendante.
  • Archivage des maquettes d'étiquettes par version et par période d'utilisation.

Questions fréquentes

Quelles mentions doit comporter une étiquette de traçabilité ?
Au minimum : la dénomination du produit, le numéro de lot, la date (DLC ou DDM), l'identification du fabricant ou du conditionneur, et selon le cas le GTIN/EAN, la quantité et la température de conservation.
Le numéro de lot est-il obligatoire ?
Oui, sauf exceptions limitées. Le lot est l'unité de base de la traçabilité : sans lot, un retrait doit être élargi à toute la référence, ce qui multiplie le coût et l'impact de l'événement.
Faut-il un code-barres GS1 pour tracer ses lots ?
Ce n'est pas une obligation légale générale, mais le GS1-128 ou le GS1 DataMatrix permet d'encoder GTIN, lot et date dans un seul symbole lisible automatiquement, ce qui accélère considérablement le blocage en entrepôt et en magasin.
Comment relier une étiquette fournisseur à une référence interne distributeur ?
Par une table de transcodification GTIN vers référence catalogue. Evertrack R2 gère cette correspondance par catalogue et par lieu, afin que chaque magasin reçoive le code article qu'il utilise réellement.

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